O temps suspends ton vol...
05
juil.
2009
Apres avoir dit au revoir au dernier occupant de la chambre, Paul, le jeune professeur de physique adepte du velo par plus de 30 degres, et voir ingere un beignet a la pate de sesame noir degoulinant d'huile de friture, je pars pour une petite promenade autour des trois lacs qui prolongent le lac Beihai deja evoque plus haut.

Sur les berges tranquilles de ce lieu de repos dominical, les pecheurs deploient lentement leurs lignes, quelques amoureux se becotent sur les bancs publics, de vieux messieurs discutent sur fond de musique classique ou de tubes chinois diffuses par un tricycle a moteur avant de repartir en velo vaquer a leurs occupations, deux ou trois athletes heptagenaires entretiennent leur souplesse sur la rambarde du lac, un musicien joue quelques notes de erhu (un instrument a cordes) tandis qu'un autre, face au lac, les yeux mi-clos, tire de sa flute (di) des airs dechirants qu'un ou deux spectateurs melomanes accompagnent en chantant puis reprennent en sifflant tout en continuant leur promenade... et, la encore, un calligraphe exerce son art avec un grand pinceau a eau.

Un nouveau chinois est venu me parler alors que j'ecrivais ces quelques lignes, c'est vraiment frustrant de ne pas pouvoir tenir une vraie conversation et de devoir se contenter de banalites sur la Chine, la France, le temps qu'il fait, sa propre vie, etc.

Sur les berges tranquilles de ce lieu de repos dominical, les pecheurs deploient lentement leurs lignes, quelques amoureux se becotent sur les bancs publics, de vieux messieurs discutent sur fond de musique classique ou de tubes chinois diffuses par un tricycle a moteur avant de repartir en velo vaquer a leurs occupations, deux ou trois athletes heptagenaires entretiennent leur souplesse sur la rambarde du lac, un musicien joue quelques notes de erhu (un instrument a cordes) tandis qu'un autre, face au lac, les yeux mi-clos, tire de sa flute (di) des airs dechirants qu'un ou deux spectateurs melomanes accompagnent en chantant puis reprennent en sifflant tout en continuant leur promenade... et, la encore, un calligraphe exerce son art avec un grand pinceau a eau.

Un nouveau chinois est venu me parler alors que j'ecrivais ces quelques lignes, c'est vraiment frustrant de ne pas pouvoir tenir une vraie conversation et de devoir se contenter de banalites sur la Chine, la France, le temps qu'il fait, sa propre vie, etc.
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