La Cite Interdite (故宫)
06
juil.
2009
7月6日 (il s'agit bien de la date :月est le caractère de la lune et du mois ; 日est le caractère du jour et du soleil)
En allant aujourd'hui à la Cité Interdite, j'ai eu la confirmation que le peu de chinois que je sais permet quand même d'optimiser son voyage... En effet, alors que le grand panneau d'affichage des guichets affichait en gros caractères "TICKET PRICE 60 RMB" (renminbi "monnaie du peuple", l'autre nom du yuan), comment deviner que cachait un tarif étudiant très préférentiel derrière la petite ligne non traduite "学生票 20 RMB" ? Ravi de cette petite économie et, surtout, d'avoir fait la preuve que mon année de chinois m'avait été utile, je passe donc la gigantesque porte du Midi et m'engage dans la Cour Extérieure de la Cité Pourpre.

Malgré ses dimensions impressionnantes (72 ha), ce palais impérial ne déroge pas à la règle de succession des pavillons sur un axe Nord-Sud et les palais de l'Harmonie Suprême, de l'Harmonie du Milieu et de l'Harmonie Préservée s'enchaînent ainsi pour mener à la porte de la Pureté Céleste qui marque l'entrée de la Cour Intérieure.
Construite entre 1407 et 1420, sous la dynastie Ming, la Cité Interdite était en effet divisée entre une partie "officielle", ruche impériale où s'affairaient des milliers de personnes, et une partie privée, ou résidaient l'empereur, ses nombreuses femmes (de la dernière des concubines à l'impératrice) et ses enfants (la politique de l'enfant unique était loin de s'appliquer à cette époque-la, surtout à l'empereur).


Dans cette partie privée, les pavillons de la Pureté Céleste, de l'Union et de la Tranquillité Terrestre forment un axe central autour duquel se dressent les dix palais de l'Ouest et les six palais de l'Est.


Tandis que l'Empereur multigamique et sa famille étaient servis par quelques 20000 eunuques à l'apogée des Ming, ce sont aujourd'hui des ouvriers toujours à pied d'oeuvre pour restaurer le palais ainsi que agents d'entretien zélés qui toilettent ce gigantesque aimant à touristes - ce qui n'echappe pas aux guides et autres "étudiants-en-art-qui-ont-une-galerie-juste-a-cote" qui se ruent sans pitié sur le malheureux qui s'arrêterait quelques secondes pour consulter son Routard ou son Lonely Planet (oui, ça sent le vecu !)...
En allant aujourd'hui à la Cité Interdite, j'ai eu la confirmation que le peu de chinois que je sais permet quand même d'optimiser son voyage... En effet, alors que le grand panneau d'affichage des guichets affichait en gros caractères "TICKET PRICE 60 RMB" (renminbi "monnaie du peuple", l'autre nom du yuan), comment deviner que cachait un tarif étudiant très préférentiel derrière la petite ligne non traduite "学生票 20 RMB" ? Ravi de cette petite économie et, surtout, d'avoir fait la preuve que mon année de chinois m'avait été utile, je passe donc la gigantesque porte du Midi et m'engage dans la Cour Extérieure de la Cité Pourpre.

Malgré ses dimensions impressionnantes (72 ha), ce palais impérial ne déroge pas à la règle de succession des pavillons sur un axe Nord-Sud et les palais de l'Harmonie Suprême, de l'Harmonie du Milieu et de l'Harmonie Préservée s'enchaînent ainsi pour mener à la porte de la Pureté Céleste qui marque l'entrée de la Cour Intérieure.
Construite entre 1407 et 1420, sous la dynastie Ming, la Cité Interdite était en effet divisée entre une partie "officielle", ruche impériale où s'affairaient des milliers de personnes, et une partie privée, ou résidaient l'empereur, ses nombreuses femmes (de la dernière des concubines à l'impératrice) et ses enfants (la politique de l'enfant unique était loin de s'appliquer à cette époque-la, surtout à l'empereur).


Dans cette partie privée, les pavillons de la Pureté Céleste, de l'Union et de la Tranquillité Terrestre forment un axe central autour duquel se dressent les dix palais de l'Ouest et les six palais de l'Est.


Tandis que l'Empereur multigamique et sa famille étaient servis par quelques 20000 eunuques à l'apogée des Ming, ce sont aujourd'hui des ouvriers toujours à pied d'oeuvre pour restaurer le palais ainsi que agents d'entretien zélés qui toilettent ce gigantesque aimant à touristes - ce qui n'echappe pas aux guides et autres "étudiants-en-art-qui-ont-une-galerie-juste-a-cote" qui se ruent sans pitié sur le malheureux qui s'arrêterait quelques secondes pour consulter son Routard ou son Lonely Planet (oui, ça sent le vecu !)...

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