Dimanche 28 juin 2009
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Arrivée en République Populaire de Chine (cliquez sur la carte pour l'agrandir) :
(Marco)
Avant tout recit palpitant d'héroiques aventures, nous allons commencer par une enigme assez simple. Voici une photo, à vous de trouver l'élément manquant :
Oui, en effet, vous voyez en fond la porte de la Paix Celeste et les drapeaux rouges flottant au vent. Vous voyez, a droite de la photo, le gigantesque mat auquel
est chaque matin hissée la bannière constellée de la République Populaire de Chine. Vous voyez votre humble serviteur qui semble chercher quelque chose ou plutôt... quelqu'un ? Eh oui, si vous ne
l'avez pas encore deviné, c'est bien mon indolent compagnon de voyage qui manque a l'appel. Alors, sans vouloir plagier l'oeuvre célèbre de Martin Handford, on pourrait se demander : "où est
Marco ?"
Vous qui avez suivi notre blog l'année dernière (pour les autres, une petite séance de rattrapage s'impose : www.backpackers.over-blog.com), vous n'êtes pas sans ignorer que Marco a une relation
particulière avec le passeport : au passeport perdu en Indonesie fait cette année écho le nouveau passeport impossible à se procurer a Paris. Je lui laisserai, si l'envie lui prend, vous
raconter ses déboires administratifs mais sachez juste que me voici arrivé tout seul en Chine et prêt a prolonger mon ermitage taoiste encore une dizaine de jours au moins...
Par Ben
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Publié dans : 旅行 (voyager)
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Dimanche 28 juin 2009
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Revenons plutôt au commencement : le vol BA307 au départ de Paris-CDG à 10H55 samedi et
arrive à Londres à 11H15 heure locale ou il faudra patienter jusqu'à 16H40 pour le vol BA39 à destination de Beijing. Dès cinq heures d'attente à l'aéroport d'Heathrow,
constellation de boutiques de luxe et de restaurants aux prix prohibitifs, rien à retenir à part un delicieux sandwich (aux oeufs mimosa, saumon fume et salade with preservative-free, fresh,
natural ingredients) et un jeune anglais rouquin habille en prince saoudien (avec kefieh noué autour de la tête et longue robe grise)... Bon, je vois que je commence déjà à tomber dans
l'anecdotique donc je vais plutôt vous parler du livre qui m'a agréablement permis de passer le temps : Les Cygnes sauvages, de Jung Chang, roman qui raconte la vie mouvementée de
l'auteur(e), envoyée à la campagne pendant la Revolution culturelle, de sa mere, responsable communiste "rééduquée", et de sa grand-mère, concubine d'un seigneur de la guerre durant le
premier quart du XXeme siècle...
...mais il faut bientôt embarquer, décoller, grignoter, manger, écouter de la musique, dormir, prendre le petit déjeuner à l'anglaise et aterrir a 9H50 heure locale a l'aéroport de Beijing.
Apres un contrôle sanitaire (une simple mesure de température... au niveau du front) opéré par des infirmiers chinois affublés d'une blouse blanche, de lunettes de securité bleues et d'un masque
blanc, me voici débarqué dans la chaleur matinale (30C) de la capitale chinoise.
Le temps de prendre le bus pour rejoindre mon auberge de jeunesse dans un hutong (une petite ruelle reliant des grandes voies de circulation) du centre-ville et d'y déposer mon sac, me
voici reparti à l'attaque de la plus grande place du monde : la célèbre place Tian'anmen, fermée au Nord par la Tian'anmen proprement dite (la Porte de la Paix Céleste)
:
Vous ne pouvez pas manquer l'immense portrait de Mao Zedon, encadré par deux formules : "Vive la République Populaire de Chine" et
"Vive l'Union entre les Peuples du Monde".
La place elle-même est bordée a l'Est par le Musée National (en rénovation) :
...a l'Ouest par le palais de l'Assemblée du Peuple, superbe représentant de l'architecture stalinienne des années 50 :
...et au Sud par la porte Qianmen.
En son centre se dresse le monument aux Héros du Peuple et le mausolée qui abrite la dépouille embaumée du Grand Timonier.
Comme vous pouvez le voir, il est difficile pour deux Chinois de se dire "rendez-vous place Tian'anmen"...
Remarquez que les jolies petites tentes blanches aux différentes entrées ne sont pas là pour decorer mais pour protéger du soleil les
policiers qui passent les sacs des promeneurs aux rayons X avant de les laisser pénétrer sur la place, preuve s'il en fallait que ce coeur historique de la vie politique chinoise est encore,
vingt ans apres les "événements contre-révolutionnaires" de 1989, un lieu sensible.
Par Ben
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Publié dans : 旅行 (voyager)
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Dimanche 28 juin 2009
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16:23
L'année dernière, nous avions été douloureusement introduits au folklore administratif indonésien à la suite de la perte de mon passeport en pleine fête nationale,
quelques jours avant le retour. Cette année, mon nouveau passeport ayant disparu dans les limbes de l'administration française, je me contente de découvrir la Chine par le biais des premières
photos de notre baroudeur barbu.
Peut-on parler d'une malédiction ? Un mauvais sort jeté par le consul de Bali que nous avons littéralement harcelé ? Une compensation du prix très avantageux de mes billets d'avion ?
Je serais bien en peine de déchiffrer les procédures hiéroglyphiques de la police administrative pour vous livrer le pourquoi du comment de cette disparition. En
voici néanmoins quelques éléments. Je m'y suis pris un mois et demi à l'avance, sachant qu'une demande normale aboutit en 10 à 14 jours. A force de m'entendre dire qu'aucun passeport à mon nom
n'était arrivé à l'antenne du 9ème arrondissement, au bout de trois semains j'ai fini par insister franchement pour savoir ou en était sa fabrication. Et là, surprise : "sur mon ordinateur je lis
qu'elle n'a pas encore commencé", et quelques coups de fil plus tard : "des pièces du dossier semblent avoir été perdues pendant son transfert"...
Hum... Brillant !
Les deux fonctionnaires avec lesquelles j'ai eu affaire le plus souvent se sont montrées très concernées et efficaces. Bon, ça ne les empêchera pas de finalement m'annoncer au téléphone : "je
suis sincèrement désolé monsieur mais il va falloir annuler votre départ", mais il faut quand même le noter.
Donc me voilà à attendre Mardi un rendez-vous au très kafkaïen bureau 1701, escalier F, premier étage, du grand bâtiment de la préfecture sur l'île de la Cité pour commencer la fabrication d'un
nouveau passeport. Heureuse consolation, il sera biométrique... wahou....
Par Marco
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Publié dans : 旅行 (voyager)
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Mardi 30 juin 2009
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Trois lacs forment un axe Nord-Sud à l'Ouest de la Cité Interdite (bon, ok, je vais mettre un plan
de Pékin sur le blog) ; trois lacs que, dans leur extrême sagesse, les Chinois ont baptisés lacs Nánhǎi (南海 : Mer du Sud), Zhōnghǎi (中海 : Mer du Milieu) et Běihǎi (北海 : Mer du Nord)... Parcs
privés des dynasties successives qui les aménagèrent à leur gré, ils seront ensuite annexes par la bureaucratie du Parti Communiste Chinois (PCC) avant que le parc Běihǎi (que la derniàre
femme de Mao, Jiang Qing, considérait apparemment comme son jardin privé) ne soit rendu public en 1976, l'année de la mort du Grand Timonier. Les hauts dignitaires chinois se "contentent" donc
aujourd'hui de vivoter dans l'enceinte étroitement surveillée des lacs Nánhǎi et Zhōnghǎ.
N'ayant pas encore ma carte au PCC, j'ai dû me limiter au lac Běihǎi (qui est deja tres grand) au milieu duquel l'Ilôt du Joyau est dominé par une grande pagode (tǎ 塔 "pagode" est le mot chinois
pour le sanskrit stupa, cf. Borobudur sur www.backpackers.over-blog.com) blanche.
Au Nord du parc s'étalent de majestueux temples dont le Xiaoxitian (小西天, Petit Paradis Occidental), construit par l'empereur Qianlong de la dynastie manchoue des
Qing pour l'anniversaire de sa moman. Son enceinte est percée d'une arche à chacun des quatre points cardinaux et un petit pavillon se dresse à chaque angle. Au centre, un grand
pavillon est entouré de douves ou ondulent des poissons rouges.
Pas très loin du Xiaoxitian, le complexe de temples du Grand Paradis Occidental (Daxitian), à l'origine un simple temple lamaïque
construit sous les Ming et agrandi par les Qing (je ferai aussi un article sur les dynasties chinoises parce que j'ai l'impression qu'il y en trois au fond qui ne suivent pas trop !), regroupe
deux petites tours et différents pavillons-temples dont le Dacizhenrudian (大慈真如宝殿 - Temple de la Misericorde comparable a un Trésor), tout en bois précieux.
Enfin, le "Mur aux neufs dragons" (l'un des trois murs de son espèce, les deux autres se trouvent dans la Cité Interdite et à Datong), un mur de 27m de long où dansent des dragons sculptés
et colorés, attiré des groupes de touristes chinois reconnaissables à leurs casquettes assorties (là ils ne sont pas sur la photo mais la prochaine fois je ne les louperai pas !)...
Par Ben
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Publié dans : 旅行 (voyager)
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Mercredi 1 juillet 2009
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12:57
Vous vous demandiez ce que je mangeais, en voici un (tres bon !) exemple : les baozi (包子 litteralement : "les petits trucs farcis"). Il s'agit de delicieux petits pains cuits à la vapeur et souvent fourrés avec de la
viande de porcs mais les possibilités de farces sont théoriquement infinies (peut-être même y a-t-il des baozi qui aboient si on les cuit pas assez). Ils sont généralement accompagnés d'un bol
de... gruau ? porridge ? Les Chinois appellent ca du zhou (粥) et c'est en fait une sorte de bouillie à base de millet, de haricots de soja, de mais, de "riz
violet", de citrouille ou de riz blanc.
Les baozi sont vendus par liang (une unite de poids valant 50g), ce qui correspond à deux ou trois de ces petites choses dont le
prix varie en fonction des farces et des cantines (on ne peut pas vraiment appeler ça des restaurants) mais pour vous en donner une idée, voici un repas-type avec deux liang de baozi, un pol de
zhou au riz violet et une petit soucoupe de piment (ça c'est en libre service), le tout vaut... 7,50 yuans !!
Par Ben
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Publié dans : 吃饭 (manger)
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